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Les jeux de casinos préférés des célébrités du monde arabe

Certaines personnalités du monde du spectacle, de la chanson ou du cinéma exercent aussi leurs multiples talents autour des tables de jeux de casinos. On remarque qu'ils sont détachés de tout appât du gain et que les coups qu'ils tentent sont motivés par l'allégresse que leur apporte le triomphe, même passager. 


Une préférence culturelle pour les jeux stratégiques

On retrouve plus régulièrement les personnalités connues dans le monde arabe, derrière des tables de jeux où ils peuvent exercer leur habileté, leur finesse d'analyse et leur sens stratégique, comme au blackjack, au baccarat ou au poker. Ils y cherchent une forme d'échappatoire, loin des studios de tournage et de la pression des foules, pour faire le vide dans leur esprit.

Omar Sharif, flambeur assujetti au poker

L'artiste égyptien Omar Sharif, décédé en 2015, est célèbre par son interprétation d'Ali Ibn Kharish, dans Lawrence d'Arabie, ou comme premier rôle, dans Dr Jivago. C'était un nomade flambeur vivant entre hôtels de luxe et casinos, un joueur invétéré de blackjack et de poker. Cette passion sans limites lui fit gagner des millions en une nuit et encaissé des pertes colossales les nuits suivantes. C'était un héritage "par le sang", de sa mère, membre de l'aristocratie libanaise, qui l'a initié à dépenser sans compter aux tables. Cette vénérable joueuse lui donnait de l'argent pour qu'il maîtrise les règles du blackjack ou du poker.


Alors que son étoile était au firmament, fortune faite, il a pu dilapider, avec des amis issus du cinéma ou partageant sa passion. De joueur, cherchant à se détendre, après les heures de répétition, il s'est transformé en personne addict aux jeux.

C'était une ronde folle, où il est allé jusqu'à parier un manoir dans une île lointaine d'Europe, estimée à 4 millions de dollars. Il a joué aussi longtemps que la maladie d'Alzheimer, déclarée en 2012, le lui a permis, trois ans avant sa mort. 



Youssef Wahbi, rongé jusqu'à sa dernière livre

Wahbi, fils d'un haut-fonctionnaire égyptien, a commencé sa carrière d'acteur sur un énorme malentendu : il devait interpréter le Prophète Mahomet à l'écran et a fait l'objet, ainsi que le film, d'une interdiction de l'Université Al Azhar. Le Roi Fouad l'a menacé de déchéance de nationalité et d'Exil. Le film est tombé aux oubliettes. C'est, cependant, l'un des artistes les plus appréciés de tous les temps, au sein du cinéma égyptien.

Au poker, il a dépensé toute la fortune accumulée en tant qu'artiste et celle de sa famille. Si des amis n'avaient pas payé ses dettes, il prenait le chemin de la prison.

Farid El-Atrash, virtuose déchu

Farid El- Atrash, kurdo-égyptien, est un homme à multiples talents, en tant que compositeur, virtuose de Oud, chanteur et acteur. Il reste une figure musicale inégalée du monde arabe. Il rejoint donc ces comédiens qui ont épuisé tout l'argent accumulé dans les divers arts qu'il maîtrisait, dans d'interminables parties de poker. Il jouait tous les soirs avec une grande inexpérience et perdait chaque fois.

Même en faillite, il a continué de s'adonner à sa dépendance toxique.

Ahmed Salem, invétéré repenti

Superviseur des studios Misr, chargés de lancer le cinéma égyptien, producteur d'Oum Khalthoum, futur bref mari d'Aml El Atrash. Il démissionne suite à une censure d'État et se projette comme acteur, réalisateur, producteur. En 1946, il produit son film resté célèbre : le Passé inconnu, avec Leïla Mourad, accusée d'espionnage au profit d'Israël en 1953.

Ahmed Salem est un pionnier des casinos européens comme Monte-Carlo. Il a dépensé le budget d'un de ses films au poker. Il a fait serment de ne jamais revenir à une table de jeu. Il meurt pendant le tournage de "Larmes de Joie".

Asmahan, Amal El Atrash, sœur de Farid

Originaire du clan druze El-Atrash Djebel el-Druze et d'une mère libanaise, sœur du virtuose Farid EL-Atrash, Asmahan (La Sublime, en persan -notre photo), participe à de nombreuses comédies musicales. Elle est surnommée la "Marilyn du Moyen-Orient", par sa carrière hollywoodienne. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Britanniques lui offrent 40.000 livres pour espionner pour le Royaume-Uni. Elle aurait accepté pour pouvoir jouer son argent au casino et continuer à boire de l'alcool.

Au Caire, Amal mène une vie de femme libre et joue beaucoup, pour échapper à ses problèmes émotionnels et à son existence instable.

Le poker emporte largement nos célébrités, avec d'énormes risques d'y perdre tout l'argent accumulé par l'exercice de leur art. Il faut parler de démesure, où manque le sens des responsabilités et un brin de raison commune. Le succès enivre.