Devant le silence de la vie
Je me prosterne à vie
Flot de souvenirs me submerge
Des images immergent
A jamais oubliés
Sous la conscience, terrées
Hordes de larmes
Des lambeaux de mon âme
Des sourires éparpillés
Des rires en papier
Froissés, glacés
Des regards éteints
Des gestes mesquins
Et puis des joies grandioses
Au sein d’un bonheur morose
Des colères à la senteur de roses
Comprimés et éclatants
Eclatés et latents
Des petites misères de tout le temps
Des petits soucis de je n’ai pas le temps
Des grandes misères à milles temps
Et des grands soucis devant lesquels je perds le ton
Des marguerites et des tulipes
Des tulipes et des pâquerettes
Des rêves en paillettes
Arrosés par les larmes de fillette
Fillette qui était moi
Fillette qui est moi
Fillette qui sera moi
Fillette devant le silence de la vie
S’est consternée à vie