Le vent souffle
Le soleil sourit
Entouré de nuages
Les arbres s inclinent
Et laissent passer le temps
Ce majestueux roi
Qui a détruit des rois
Tué des reines
Et apaisé des haines
Le temps
Muraille qu’on dresse
Forteresse qu’on échafaude
Pour protéger des babioles brisées
Pour panser des pensées usées
Le temps
C’est dont a besoin
Cet homme au comptoir a boire l’alcool de son âme
Le temps
C’est dont a besoin
Cette femme brisée
Aux côtes concassées
Le temps
C’est dont a besoin
C’est enfant devant la tombe de sa mère
Le temps
C’est dont a besoin
Cette rose pour s’épanouir
Le temps
C’est dont à besoin
Ce cœur piétiné
Cette âme déchiquetée
Ces yeux larmoyants
Et cet esprit délirant
Mais le temps
C’est dont à besoin le temps
Pour passer tel qu’un marchand de sable
Et étouffer les ombres du cauchemar
Le temps
Sentinelle intemporelle
Guette dans l’immortalité
La mortalité
Guette dans l’indifférence
L’inquiétude
Et apporte avec nonchalance
Le désespoir et l’espoir en once
Le temps passe
Sur les arbres à l’échine courbée
Le vent souffle
Les nuages couronnent le soleil
Et le soleil sourit timidement